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Pélerinage sur les Sites Sacrée du Pérou

LE PONT
Drunvalo et Shin Shiva

Depuis 2003 Diane Cooper, l'assistante de Drunvalo Melchizédech, me presse d'organiser un voyage, mais c’est seulement l'année suivante en 2004 que je sens le moment venu d’accepter cette offre. Nous arrêtons notre choix sur le Pérou. Pourquoi? Je n’en sais rien. Pour y faire quoi? Je n’en sais rien. Dès que les gens commencent à s'inscrire leur enthousiasme est débordant et chacun semble avoir sa petite histoire particulière qui le pousse vers ce voyage : en rêve, l’un assiste à des événements extraordinaires là-bas, une autre est accompagné de son père décédé dans les sites sacrés du Pérou ou encore une autre se fait dire par une voyante qu'elle sera initiée au sommet d'une montagne au cours de l’été. Je suis éberluée car pour ma part, je n’ai toujours aucune indication et le temps passe.

C’est en juin 2005, lors de la venue de Drunvalo Melchizédech en Suisse pour le stage "Terre-Ciel" que je commence à recevoir des informations. Il y a en premier lieu une très belle rencontre entre Shin Shiva et Drunvalo. On y discute alors de l’éventualité d'établir un pont entre les sages de l'Occident, surtout ceux de l'Amérique du Sud et ceux de l'Orient, plus précisément ceux de l'Inde, pont auquel Drunvalo Melchizédech accepte de participer. Je comprends alors que le voyage aura un lien avec ce projet.

Par la suite lors du dernier avant-midi du stage « Terre-Ciel », Drunvalo raconte ses trois derniers voyages et le travail spécifique qu’il a réalisé avec des groupes. Entre autre dans son voyage en 2002, dans un endroit du sud-ouest américain appelé "les four corners", un lieu où se croisent quatre états américains, il libère d’abord les âmes prisonnières d’un peuple appelé Anasasis, les âmes de ces Amérindiens étant demeurées prisonnières de la terre lors de leur passage dans l’autre monde. Puis en 2003, dans son voyage au Mexique, il libère des énergies négatives qui depuis 500 avaient pris le contrôle sur la prêtrise Maya. Réfugiés dans une autre dimension, depuis 500 ans, en attendant que la grande noirceur s'éloigne de la terre, il est dit que les grands sages mayas doivent revenir au moment où un certain peuple d’Amérique du Nord commencera à diffuser la spiritualité sur la terre. Dans le groupe qui était avec Drunvalo, cette énergie fut canalisée par une jeune femme. Drunvalo raconte que lorsqu’il a fait cette libération, cette force négative en quittant a fait exploser tous les arbres dans un rayon de 300 mètres.

Un peu à l’écart du groupe, écoutant d’une oreille Drunvalo et de l’autre ma petite voie intérieure, je me mets à recevoir l’information sur notre travail au Pérou. Je sais que nous ferons des cérémonies, qu’elles ne seront pas liées à des rituels amérindiens mais à l’utilisation de la nouvelle énergie des sphères, l'énergie féminine. Et soudain, l’information coule et coule… je sais que je ne serai pas la seule à initier certaines cérémonies durant le voyage, que certains participants prendront aussi des initiatives, que le cœur et le ressenti seront au rendez vous, que notre travail prendra toute sa dimension sur l’Ile de la Lune, et….

Drunvalo, lui, en est rendu au récit de son dernier voyage au Pérou, en 2004, et il raconte qu’ils ont fait une cérémonie sur l'Île du Soleil destinée à remettre les énergies du principe masculin entre les mains du principe féminin. Il raconte que vers la fin de cette cérémonie, il sent qu’en signe de lâcher prise du principe masculin il doit remettre à l’une des grands-mères présentes le petit tambour qui voyage avec lui depuis 20 ans. Il est très ému en se remémorant cette cène et tout le groupe qui écoute avec fascination est tout aussi ému. Et alors faisant alors une pause dans ce récit, il se retourne vers moi et avec toute son émotion, il déclare devant tout le groupe :
 "….et elle assise là-bas dans le coin, c’est elle qui va poursuivre ce travail au Pérou, c’est la prochaine étape qui servira de soutien à l'ancrage des énergies du principe féminin dans le plus grand vortex de la terre situé au Lac Titicaca." - Un grand silence s’est installé et là….

La douche d’énergie que je reçois à ce moment-là me fait éclater en sanglots. La moitié du groupe est en larmes, Drunvalo également et réussissant finalement à me lever pour aller l'embrasser, je lui avoue: « Drunvalo, depuis une heure je reçois l’information, car avant maintenant, je ne savais rien. » Et Drunvalo de me répondre : «  Rachel, je sais que tu ignorais tout, je le sais. »

Étrangement, à son retour aux États-Unis, il ne se souvient plus des paroles qu’il avait prononcé lors du stage. Lorsque je lui ai parlé, il m’a dit que dans son ressenti, ce n’était pas lui qui avait parlé alors !!


Grand-Père William

De retour au Québec, dans la semaine qui précède le départ pour le Pérou, je sens que je dois aller rencontrer Grand-père William Commanda, un Sage Amérindien de la tradition des Algonquins, de plus de 90 ans. Grand-Père est porteur des ceintures sacrées "Wampum". J’ai passé une merveilleuse après midi avec lui dans la nature sous les arbres près de sa maison, toute petite très humble, inversement proportionnel à la grandeur d’Être de Grand-Père. Soudain, au cours de notre échange il me dit : "Rachel j'ai quelque chose pour toi". Et tout âgé qu’il est, je le vois se tortiller pour aller chercher au fond de sa voiture un porte document. J’aimerai tant lui éviter cet exercice qui lui demande un grand effort, surtout que je le sais presque aveugle. Enfin, il extrait une feuille de ce porte document en me disant que c’est pour moi. Et il me demande de la lire. J’ai entre les mains une prophétie écrite en anglais et qui s'appelle "The Rainbow Warriors Prophecy", les travailleurs de l'Arc-en-ciel, plus précisément un extrait de la prophétie des "Rainbow Wirling tiré du livre «  Le sentier sacré » de Jimmie Sands : On y raconte que : « À l’approche du temps du bison blanc, la troisième génération des « White Eyes Children », les enfants au yeux blancs laisseront pousser leurs cheveux et parleront de l'amour comme processus de guérison pour les enfants de la terre. Ils seront en quête d’une nouvelle façon de se comprendre et de comprendre les autres. Ils porteront des plumes et se peindront leur visage. Ils rechercheront les sages de la race rouge, mangeront et boiront leur sagesse. Ils seront un signe que les ancêtres sont de retour dans des corps blancs. Ils réapprendront à marcher de façon équilibrée sur la Mère-Terre et réformeront les pensées des chefs blancs. Ils seront testés comme ils l’ont été au temps des ancêtres par des substances non naturelles comme le "feu-eau" , afin de savoir s’ils peuvent rester dans le sentier sacré. »
 Cette prophétie raconte encore que : « La génération des enfants-fleurs a réalisé cette partie de la prophétie et plusieurs sont demeurés dans le sentier sacré. Après s’être perdus pour un temps, d’autres reviennent à une vie plus naturelle aujourd’hui, même si désillusionnés, certains ont oublié les hauts idéaux leur ayant donné vie et qu'ils ont entendus pendant leur jeunesse. D’autres enfin ne sont pas encore réveillés. Ils rêvent à ces nouveaux travailleurs de l'arc-en-ciel et commencent à réapprendre à marcher de façon plus harmonieuse. Les peurs engendrées par les changements de notre terre-mère permettront à ces enfants de susciter une compréhension et une union avec la planète en tant qu’être vivant. »

Enfin il y a une note à la fin de la page qui est la suivante : « Le sage William Commanda attache beaucoup d’importance à ces prophéties puisqu’un nombre sans cesse grandissant de gens non autochtones sont de plus en plus intéressés à suivre leur sentier, un sentier de vie et de respect pour la terre-mère. Il les voit comme des ponts entre son monde et celui des ancêtres blancs. Il croit qu'ils ont un rôle très important à jouer dans la transformation du monde et la création d'une culture de paix. »

En lisant cette prophétie je suis profondément bouleversée. Elle éveille en moi la nette impression que tout le groupe avec lequel je pars pour le Pérou fait partie de cette prophétie. Et pour une autre fois, j’ai des larmes de joie et d’amour qui coulent et trouvent refuges dans les bras remplis de réconfort et de tendresse de Grand-Père William. C’est un troisième élément d’information qui m’est donné en prévision de ce voyage dont je croyais ne rien savoir lorsque j’ai senti que c’était juste de le faire, une année auparavant.


NOTRE GROUPE

La vibration particulière de ce groupe se manifeste d’ailleurs un peu après le stage avec Drunvalo en Suisse. Avec une amie, qui d’ailleurs fera partie de ce voyage, Annik, nous nous rencontrons en fin juin à la foire extraordinaire des pierres et cristaux de Sainte-Marie-aux-Mines. Tout à la joie de déambuler à travers les 650 kiosques, je suis attirée par une boîte de magnifiques petits cristaux. Ils sont rayonnants et tous, plus les uns que les autres, sont un appel pour moi. Avec parcimonie, j'en sélectionne une poignée, tout à la joie de savoir que j’aurai le temps de les regarder un à un, de les saluer et leur souhaiter la bienvenue dans mon cœur. Quelques jours après, à la veille de mon retour pour le Québec, que je décide de contempler mes trésors. Je les regarde un par un, je me connecte à eux. Soudain il me vient l’idée de les compter et alors je me rends compte que j’en ai vingt-deux, vingt-deux petits cristaux tous unique. En dedans de moi j’entends ma petite voix qui me dit : « Vous serez vingt-deux femmes à faire le voyage. » Ce nombre pour moi est très symbolique car mon chemin de vie est le 22.

 Lorsque j’arrive au Québec, c’est la course car suite à l’intervention de Drunvalo dans le groupe en Suisse, il y a encore des inscriptions qui entrent à la dernière minute et avec Diane, nous nous activons aux derniers préparatifs. En fait, quelques jours avant le départ, nous sommes vingt-et-une femmes. Nous partons le mardi et malheureusement, j’apprends le jeudi précédent qu’une des femmes de notre groupe, Élise, doit se désister à cause du décès de sa mère. Après lui avoir parlé le vendredi, je constate qu’elle possède des assurances pour couvrir son billet d’avion, mais n’en a pas pour couvrir la dépense du voyage. Les billets pour nos déplacements : avion et train, les hôtels, tout est réservé et déjà payé empêchant tout remboursement. Pour éviter qu’elle ne perde tout, je pense alors à une amie qui pourrait peut-être racheter ce voyage à un coût moindre, ainsi les deux personnes y trouveraient leur compte!

C’est ainsi que je contacte Annik, à Strasbourg, à la dernière minute, mais dois lui laisser un message, car elle est au mont Sainte-Odile pour la méditation de la pleine lune. De retour chez elle à minuit (il est 18h.00 au Québec), elle m’appelle toute excitée en me disant : "c'est extraordinaire, je sais pas, oui, oui, ça me tente, j'aimerais bien mais…" Je lui suggère d’y réfléchir pendant la nuit et de me laisser un message dès qu'elle saura. À mon réveil, le matin, je trouve effectivement son message qui me dit : "je viens, c'est génial, même à quatre jours d'avis j'ai déjà mon billet d'avion". Nous sommes le samedi matin, nous devons être à Lima le mardi, et dois voir avec Diane pour effectuer des changements de dernières minutes pour les noms, les visa etc…Au moment de me mettre à la tâche, je regarde mes courriels et je trouve un autre message qui m’apprend qu’Élise, dont la mère est décédée, fait le voyage quand même, mais arrivera trois jours plus tard.
Je suis consternée. Il n’y a plus rien à changer mais il faut trouver le moyen d’ajouter une autre personne alors que je sais que tout est fermé au niveau des réservations : avion, hôtel et autre et qu’il est très difficile d’ajouter avec un si court délai une autre personne. Jusqu’à midi soit 9h.00 AM pour le sud-ouest américain où se trouve Diane, je tente de ne rien penser. Il doit sûrement y avoir une solution…. Je ne peux revenir en arrière et demander à Annik d’annuler le billet d’avion acheté le matin même !! Et aussi il faut prévoir l’organisation nécessaire pour qu’Élise puisse nous rejoindre !!

Finalement vers 18h.00 le soir, Diane me confirme que tout est réservé pour Annik et organisé pour Élise. Nous sommes samedi soir, le stress de ces ajustements de dernière minute est passé. Ma petite voie se manifeste et me dit : « Vous serez vingt-deux femmes ». Je cours vers les papiers faire le compte et … Oui, il y a vingt-deux femmes d’inscrites.

Nous sommes trente personnes : vingt-deux (22) femmes, sept (7) hommes et une enfant, un ange. La vibration du groupe se dévoile encore plus lorsqu’un des Sages qui nous accompagne au début du voyage, Manuel, nous fait remarquer que 22 divisé par 7 donne le nombre 3.1416, soit le nombre Pi, diamètre du cercle qui est lui même un archétype du principe féminin.

Cette vibration ne s’est pas installée très facilement. À notre arrivée au Pérou, le début du voyage est tumultueux dans les 3 premiers jours : des bagages perdus pour l’un, l’organisation dans le compagnonnage des chambres qui déplait à une autre, une participante, Françoise, qui n’arrive pas… et enfin, une autre, Alicia, qui veut rentrer à la maison à cause d’un malaise important de l’altitude éprouvé après la première journée. Finalement, tout rentre dans l’ordre le troisième jour : Alicia retrouve sa vitalité et son énergie à Machu Picchu, Françoise nous rejoint à Aquacaliente après plusieurs péripéties et Élise arrive. On peut donc enfin vraiment démarrer le voyage tous ensemble.

Pèlerinage sur les Sites Sacrés du PÉROU
Août 2005 – Partie 2

MACHU PICHU

Céro, notre guide, perçoit rapidement la vibration particulière de notre petite compagnie. Je sais par Diane, l’assistante de Drunvalo, que le propriétaire du groupe Kontiki Tour avec lequel elle organise le voyage pour nous, est lui aussi quelqu’un d’assez singulier et qu’il a « reçu de l’information » à notre sujet. Lors de notre première visite à Machu Pichu, j’apprends à la fin de la journée, par Pascal, qu’alors qu’il se promenait il se sentait observé. Il s’est approché de cet observateur et dans la discussion celui-ci lui a dévoilé qu’il observait notre groupe à distance. En fait il s’agissait de Gorge, le propriétaire du Kontiki Tour.

Notre première demi journée à Machu Picchu permet au groupe de se raconter, se connaître, se souder, démarrer. En fait, grâce à une autorisation spéciale, nous pouvons nous asseoir en un endroit normalement interdit. Il est intéressant d’entendre les remarques des visiteurs apercevant ce groupe qui enfreint les règles!! Mais l’un d’entre nous, Jean-Marc, surnommé « Je t’aime », les fait tout simplement éclater de rire en leur lançant ses "je t'aime" aussi spontanément que généreusement. Au fur et à mesure que se déroule nos échanges, j’observe cet homme qui s’est juché un peu plus haut sur le mur nous surplombant et qui tend l’oreille à tout ce que nous partageons. Il fait même taire les personnes qui s’approchent de nous en parlant fort. C’est amusant de voir ce gardien qui s’est placé tout naturellement sous le prétexte qu’il aime entendre parler le français…à ce qu’il nous dit! C’est un beau moment de connexion que nous passons ensemble.

Le lendemain, notre guide nous apprend que nous allons célébrer la cérémonie du lever du soleil à Machu Picchu. Une autre autorisation spéciale nous permet de nous retrouver, à six heures du matin, sur un site normalement fermé au public. D’ailleurs pendant tout le voyage, des espaces sacrés des sites que nous visitons et qui sont normalement fermés au public et surveillés par des gardiens,  nous sont ouverts pour des cérémonies. Plusieurs de nos journées ont commencé par un rituel du lever du jour et aussi par de longues montées. Quel défi pour bon nombre d’entre nous qui souvent sommes poussée à la limite de nos capacités ascensionnelles. D’autres par contre dont Christiane qui a plus de 70 ans, se révèle être de véritables lamas grimpant allégrement partout.

À la fin de cette première cérémonie du lever du jour sur Machu Picchu, nous sommes entraînés dans un mouvement irrésistible de grandes accolades. Cette façon de terminer une cérémonie fera d’ailleurs partie de nos rituels de groupe. Nous en avions bien pour au moins une demi heure et plus à chaque fois; le temps de rencontrer chaque personne !! Cette activité quotidienne ou presque fut un des éléments qui nous a permis de passer outre les problèmes de personnalités, d’éviter les conflits et de rester centrés au niveau du cœur durant tout le voyage. Il s’est avéré que nous étions un groupe tout éparpillé dans son indiscipline, mais soudé et ponctuel pour les cérémonies. Certaines anecdotes se sont greffées à ce rituel des accolades et il n’était pas rare que les gardiens ou des touristes fussent contaminés par nos accolades. Entre autre à MachuPichu, un groupe de touriste s’étant massé autour de nous, nous les avons naturellement inclus dans le partage des accolades. Parmi eux, un homme nous a demandé ce que nous faisions et « je t’aime » lui a dit : « nous nous aimons ». Cet homme a regardé sa femme et lui a dit : « Allons ! il y a longtemps que nous n’avons pas fait ça ! »


OLANTAYTAMBO

À notre descente du train nous ramenant de Macchu Pichu à "Olantaytambo" , notre base nocturne, un homme remarquable nous accueille avec un sourire lumineux, saluant et embrassant tout le monde, s'identifiant à chacun. Il interpelle chacun et en me regardant approcher, il m’envoie: "ah la pacha mama". C’est une surprise à laquelle je ne m’attendais pas. C'est Manuel, mais je l’appelle Emmanuel tant sa vibration est lumineuse. C'est un sage et il sera notre initiateur et notre guide pendant toute une semaine. Il nous fera visiter et ressentir les vibrations de plusieurs lieux sacrés. Il nous fera vivre des rituels et des expériences fabuleuses. Dès le premier soir, pendant une période de repos, il nous demande soudainement si nous sommes partants pour une petite méditation? Et spontanément il nous guide tous dans cette petite méditation imprévue de plus de deux heures.

Le lendemain, la matinée débute par un rituel du lever du soleil destiné à l’élément feu. Emmanuel nous fait préparer un mélange avec des eaux en provenance de Lourdes, du Gange et de d'autres lieux sacrés. Nous les utiliseront pour un autre grand rituel de l’élément eau durant la journée. Après le petit déjeuner nous quittons pour le site des pyramides d'Olantaytambo. Nous commençons au bas des pyramides là où coule une source sur une roche. L’eau coule sur la roche dans une forme creusée comme un Y. Nous retrouverons cette forme aussi sur le rocher de la source du jardin de la Cathédrale de Santo Domingo à Cusco. Deux courants viennent ainsi se marier. Notre préparation des eaux du matin, apportée dans des pichets est versée de façon rituélique dans cette source du Pérou. Nous poursuivons ce rituel par une montée d’une demi-heure jusqu’au sommet de la pyramide où un gardien nous ouvre un site sacré. En attendant tout le monde, nous recevons les explications sur le passage du soleil entre les montagnes, aux équinoxes. Les connaissances astronomiques des incas sont vraiment phénoménales, tout comme leur savoir au sujet de l'emplacement des sites sacrés et leurs liens avec les étoiles. Enfin, tout le groupe étant présent, à tour de rôle nous grimpons sur une pierre pour nous retrouver face à une vue panoramique illimitée. Alors, devant les grands espaces Emmanuel verse dans nos mains de l’eau venant des eaux mélangées au bas de la pyramide et, en nous frottant le plexus solaire et le haras avec cette eau nous affirmons tout haut, à l’univers : « la vie est merveilleuse, je m’aime et je me reconnais ». Cette eau renferme certainement quelque chose d’étrange parce que j’en ai senti le froid bénéfique sur mon ventre pendant au moins deux heures. Un événement tout à fait magique vient également ponctuer ce rituel. Jade notre petit ange et sa mère Baccarha quittent avant la fin, Jade souhaitant parfois vivre autre chose que nos cérémonies. Dans les minutes suivant leur départ, une grand-mère péruvienne et son petit-fils se joignent à nous tout naturellement, comme s’ils étaient parfaitement à leur place. La vibration du groupe demeure donc intacte puisqu’il est encore constitué par 22 femmes et 1 enfant.


CUZCO

Après Olantaytambo, nous nous retrouvons pour des visites de temples de Cuzco. Entre autre, Emmanuel nous emmène au temple des singes, où j'ai l'impression de voir partout des trônes de pierre destinés aux peuples parallèles, les géants, les fées, les gnomes, car il y en a de toutes les dimensions. Emmanuel nous dirige ensuite vers un endroit où se trouve une pierre ovale comme l'œuf cosmique et creuse et nous propose d’y faire la cérémonie de la rose. Il a apporté un magnifique bouquet de roses rouge. Comme à tous les rituels depuis le début de ce voyage, nous déposons nos objets sacrés personnels sur ce petit autel autour duquel nous faisons cercle. À tour de rôle nous passons devant ce petit hôtel et y déposons des pétales de rose. Dans un deuxième tour, c’est de l'eau que nous versons dans cette petite cuve en forme d'œuf cosmique. Une fois la cérémonie terminée, nous nous tenons tous par la main et Céline entame un chant pour la femme. À la fin, Emmanuel trouve l’énergie tellement belle qu’il propose de continuer. Alors, il nous dit : « Je ne suis pas prêtre mais je vais faire quelque chose normalement réservée aux prêtres ». Il s'approche de l’autel pour y cueillir trois roses qu’il plonge dans l'eau et se retourne vers moi en faisant le geste du baptême avec une connexion du cœur magnifique. L’un après l’autre nous avançons vers un Emmanuel de plus en plus inspiré qui adresse à chacun des paroles de sagesse. Nous nous déplaçons avec beaucoup de respect, d’intériorité; des larmes coulent. Manuel nous baptise tous. Tout en avançant dans le cercle, je sens un moment venu de chanter le Om. Puis arrive le tour de Pascal qui me précède. Il est le dernier à se présenter devant Emmanuel. À cet instant, des mémoires se réveillent dans mes cellules. Je me souviens que c’est la déesse-mère qui a porté la création en son sein avant sa manifestation. Je ressens profondément la mémoire de ce rôle enfoui dans mes cellules. Je me souviens. Je me souviens aussi que c’est par ce rôle qui est ce qu’elle est que la déesse est l’initiatrice. Je me souviens que ce rôle lui a toujours été reconnu dans les temps anciens. Elle est gardienne des initiations.

Le cercle se complétant avec Pascal, je me retrouve de retour devant Emmanuel. Je le regarde dans les yeux. Je sais ce que j’ai à faire et j’ose le faire : je lui enlève le goupillon de roses qu’il porte dans sa main gauche. Son regard est alors si aimant et si intense et il sait. Il sait et il s’incline pour qu’à mon tour je fasse le geste de l’initiation. Et je sais que ce que je dis et ce que je fais à ce moment, c’est au nom de la déesse que je le fais. Je sais qu’en même temps c’est un message que j’envoie à toutes les femmes du groupe, à tout le principe féminin : « Au nom du pouvoir initiateur de la déesse je consacre le souvenir de tes mémoires de prêtre parce que elle sont déjà en toi ». Toujours poussée par l’énergie de ce moment-là, je lui rappelle également son rôle, sa mission au Pérou. C’est un moment très intense pour moi et pour lui. Nous sommes profondément émus ainsi que tout le groupe.

Chacun dans le groupe passe donc par des étapes de purification et de transformation au cours de cette semaine avec Emmanuel, chacun retrouvant sa propre énergie, ses propres initiations. Entre autre, Emmanuel nous a fait l’Honneur d’inaugurer sa maison qui servira aussi de centre de formation et de cérémonies. Ce travail avec nous est aussi une initiation pour lui dans ce qu’il nous partage. Dans son cheminement, il a passé plusieurs années au Tibet et un jour un maître lui a dit que l’année 2005 serait le début d’une nouvelle vie pour lui. Il fut très malade en 2004 et pensait mourir, se disant que là était sans doute sa nouvelle vie et que le maître avait du se tromper d’une année. Cependant il reconnut le début de cette nouvelle vie dans ce passage avec notre groupe.

Toujours à Cuzco, nous avons une journée libre et Emmanuel même si c’est une journée de congé pour lui, décide de nous faire découvrir l'église de Santo-Domingo. Cette église est bâtie sur l’ancien site sacré du célèbre temple du soleil de Koricancha. En cours de route, un certain Augusto vient nous rejoindre. Il porte sur la tête un chapeau bizarre avec de grands pompons. Il fait partie d’une communauté vivant sur la montagne sacrée de Cuzco, qui sont gardiens des traditions incas. À Santo Domingo, ils nous entraînent dans les jardins là où coule une fontaine et nous voici reparti dans une cérémonie de l’Eau dans ce lieu au cœur de Cuzco.

Au cours de cette cérémonie, Augusto bénit Emmanuel et dans cette ambiance, je sens qu’il est temps pour nous de bouger avec l’énergie propre de notre groupe. Dans le bassin où coule l’eau de cette fontaine représentant les émotions, symbole féminin,  mais aussi « le bassin » du corps physique, symbole du lieu où mijote la création, j’installe un premier point autour duquel se placent 4 personnes, symbolisant les 4 directions. Puis d’autres personnes s’ajoutent formant un octaèdre qui se met à tourner. Enfin tout un autre groupe se joint et forme un grand cercle autour de cet octaèdre, tournant dans l’autre direction, symbolisant la première sphère. Et ainsi, nous marquons sur ce lieu sacré du Temple du Soleil une présentation du début de la création selon la géométrie sacrée. Pour moi c’est la première de 3 cérémonies que je sais que nous avons à faire sur les bases de la géométrie sacrée. J’ai vraiment l’impression à ce moment de démarrer les énergies du travail collectif que nous avons à faire au niveau du principe féminin. Une première semaine s’est écoulée avec Emmanuel qui nous a permis de faire plusieurs passages individuels et de groupe. Santo Domingo est l’indicateur que nous entrons dans une autre énergie.


PUNO

La Vallée Sacrée

L’opinion des anthropologues au sujet de certains temples que nous visitons diverge largement de ce que nos cellules nous dévoilent de la vie ayant existé dans ces lieux. L’un de ces temples est, selon eux, le seul endroit connu où on retrouve des maisons à toits inclinés. C’est ce qu’on nous transmet d’une des caractéristiques de ce lieu. De chaque côté d’un long corridor se trouve sept de ces maisons à toit incliné. En les observant, nous nous accordons facilement sur une autre visions de ces maisons : elles nous apparaissent plutôt comme la représentation des cerveaux droit et gauche d’un sentier initiatique, sept temples des principes féminin et sept pour le principe masculin, aussi initiations des chakras, autant d’étapes d’apprentissage couronnées, après plusieurs années, par une grande initiation dans la montagne en forme de pyramide que nous voyons au bout du sentier. Un autre exemple de nos tergiversations de groupe est cet autre temple Moray de la Vallée Sacrée qui ressemble à une carrière de pierre s’enfonçant dans le sol en tourbillonnant, aspect que Chantal, Marie-Dominique et moi décodons comme étant la forme du principe féminin : le clitoris, le vagin, la notion de descente interne donc d’ensemencement. Nos mémoires remontent dans ces lieux, nos cellules savent et tout le groupe partage cette connaissance.
 
AramuMuru AramaMara

Après la première sphère de géométrie sacrée à la fontaine du jardin de la cathédrale de Santo-Domingo, nous partons vers Puno rencontrer l'énergie du lac Titicaca. Là nous attend George, le propriétaire du Kontiki Tour que nous avions croisé à MachuPichu, ce fils du soleil informé à l’avance de notre groupe. Il doit nous conduire au temple d'AramuMuru AramaMara . À bord de l’autobus, il m’explique que notre vibration 22 est un élément très important pour lui, car cette porte d' AramuMuru AramaMara et d,autres sites sacrés hantaient ses rêves depuis l’enfance, et chaque fois qu’il en parlait aux anciens, aux prêtres, aux sages, il se faisait répondre qu’il trouverait en temps et lieu. Il reconnu ce lieu d’AramuMuru le 11-11- 1993 (22). Il associe donc le 11-11 aux 22 femmes du groupe.

Je sais depuis le début du voyage que nous serons aussi connecté quelque part à l'énergie de la "Fraternité des sept rayons" et voilà que George nous apprend que AramuMuru est le Seigneur de la Fraternité des sept rayons. En arrivant là-bas, nous nous grimpons d’abord sur une immense rocher, près de l’entrée du site : un flan de montagne dans lequel se trouve une porte de pierre. Là nous nous offrons au soleil et nous attendons, étendus sur cette grande roche en forme de puma, jusqu’à ce que le vent, les oiseaux et plusieurs autres signes nous apportent la confirmation de l’acceptation de notre présence en ces lieux. Ayant reçu  l’aval des Apus, les dieux gardiens des lieux nous sommes autorisés à réaliser le projet de cérémonie que nous avons avec George.

Arrivé sur le site, Goerge nous explique comment nous allons faire ce rituel et nous convenons que pour débuter ce travail nous allons faire la Danse Sufi qui vise une connexion du cœur avec chacun. Les Péruviens qui accompagnent George participent avec nous et je me rends compte qu’ils appartiennent tous à un Ordre initiatique dont Goerge est  responsable. À la porte d’AramuMuru se trouvent deux immenses colonnes gravées dans le mur de la porte et un petit encavement qui fait office de petite porte. Après a connexion du cœur, nous nous rendons un à un vers ces grandes colonnes de pierre puis à la petite porte d'entrée que nous sentons qui est ouverte sur des mondes vibratoires plus subtils. Pendant que chacun exécute son travail, les autres sont recueillis en silence, méditent ou explorent les lieux.

De mon côté j’ai entre autre repéré un petit cercle d’environ 10 cm de diamètre, qui est un petit trou dans la terre et est placé en ligne directe avec le centre de la petite porte. Ainsi, avant d’aller à mon tour vers les grandes colonnes,  je demande à Michel, de tracer un germe de vie autour de ce petit trou; principe masculin pour tracer un symbole du principe féminin, pendant que je réalise le travail dans la porte. À la fin, alors que je me retourne pour regarder l’immensité devant moi, George s’avance en tenant un petit verre très ancien rempli de la bière de maïs locale. Il verse cette offrande à la Mère Terre et ainsi clôt ce rituel qui a duré…. six heures. Il nous informe alors que nous venons de faire un travail d'activation de la porte d'AramuMuru AramaMara, le seul moment sacré d’ailleurs que nous devions vivre avec lui.

En observant cette porte attentivement, on voit très bien l’homme et la femme dans ces formes de pierre, et comment AramuMuru AramaMara sont reliés à ce site sacré que nous quittons pour le lac Titicaca, la Bolivie, l'Île du Soleil et l'Île de la Lune.



LAC TITICACA

Une autre information que je possède depuis le début du voyage, c’est qu'il ne m'appartient pas exclusivement de tout mener quand aux cérémonies à réaliser. Je sais que chacun saura quoi faire en temps et lieu et je n’aurai qu’à chapeauter ces moments de partage pris en charge par d’autres… Et sur la merveilleuse Île du Soleil, ce sont les hommes qui réalisent une magnifique cérémonie des quatre directions. Sur un plateau surplombant une large vision du Lac un peu avant le coucher du soleil, nous participons tous à cette activité qui semble grandement intriguer les habitants de l’Ile. Le lendemain, c’est  à l'Île de la Lune que nous nous rendons. . Le Lac TitiCaca est dit on le plus grand vortex féminin de la terre et sur l’Ile de la Lune, au cœur du Lac, se trouve le Temple des Prêtresses.

Anecdote amusante, notre guide à ce moment est bolivien et se nomme Dante. Au repas du soir, après la journée passée avec nous, il se met à faire le clown et à se moquer de nous en affirmant n’avoir jamais vu un groupe aussi indiscipliné que le nôtre, qui ne répond jamais aux appels de rassemblement malgré le consentement général pour se réunir à un endroit précis dans les 5 minutes. Le lendemain pour notre travail à l’Ile de la Lune nous avons une limite de temps à respecter. Dante nous supplie presque à genoux de revenir au bateau pour 11 heures dix, au plus tard. Notre bateau est attendu par un autre groupe et notre retard pourrait retarder leurs excursions. Ainsi, nous nous donnons rendez vous pour le départ à 8h.30 le lendemain matin pour nous rendre à l’île de la Lune. Nous savons tous que ce lieu est le point culminant de notre voyage et que toute la préparation que nous avons faite est en vue d’arriver à la cérémonie sur cette île.  Donc, le matin, le temps d’attendre tout le monde, nous finissons par quitter l’Ile du Soleil vers 9h.00  et nous arrivons vers 9h20 à l’Ile de la Lune.

Tout le monde monte vers le temple où nous allons travailler. Et… c'est moi qui traîne et me retrouve la dernière parmi les flâneurs. Plusieurs personnes explorent déjà les lieux quand finalement je me pointe au temple. C'est un site énergétique exceptionnel dont la vibration est vraiment magnifique. Des formes et des symboles ornent les murs dégarnis par le temps mais l’énergie est encore bien vivante. Je me place en observation pour sentir l’endroit où nous allons travailler. Un grand cercle y est déjà tracé sur le sol à peu près au centre de ce temple à ciel ouvert. Nous avons à tracer la troisième forme géométrique qui est la Fleur de Vie. Ce grand cercle m’apparaît être tout à fait approprié dans ses dimensions pour devenir le centre de notre Fleur de Vie.

À ma suggestion de tracer la Fleur de vie, tout le monde se met spontanément de la partie. Nous avons un grand compas artisanal qu’Hélène a apporté et c’est Michel qui est chargé de tracer les formes dans le sable. Pour mieux marquer la forme, quelqu’un suggère d’utiliser des pierres. Aussitôt dit aussitôt fait et nous commençons à ressembler à une ruche d’abeilles. C’est fascinant de voir comment tout s’orchestre. Il semble que chacun sait exactement ce qu’il a à faire pour créer cette Fleur de vie sur le sol du temple des prêtresses de l'Île de la Lune. La magie est au rendez-vous. Il n’y a rien à dire. En plus de la Fleur, un large cercle est aussi tracé tout autour de celle-ci. Tout se fait tout seul. La Fleur de vie et le grand cercle étant terminés, je demande à Pascal d’installer l'énergie de l'étoile à sept branches avec les sept hommes du groupe autour du grand cercle. Il y a treize pas entre la Fleur de vie et ce grand cercle extérieur. Pendant ce temps, nous les femmes nous préparons à une cérémonie très simple dans ce temple aux piliers humains. Quelqu’un suggère que nous devrions avoir de l’eau. Deux personnes partent à la course jusqu’au Lac pour y puiser cette eau. Tout le monde étant placé, nous entrons dans le grand cercle par la porte de l'Est, en nous purifiant avec de l’encens amérindien à base de sauge blanche. Chacune prend place en tournant dans le sens du cœur, à gauche, et place ses objets sacrés. Les places ne sont pas assignées et chacune s’arrête à la place qu’elle sent être la sienne. Les trois porteuses d'eau font alors trois fois le tour de la Fleur de vie. Chacune verse l’eau à sa façon… c’est magnifique. Enfin, je guide la méditation d'unité puis chacun se rend dans l’espace sacrée de son cœur. Notre travail est de créer l'équilibre entre les principes féminin et masculin.

Chacune émerge de sa méditation; petit à petit nous commençons à bouger. Céline entame un autre des ces chants magnifiques dont elle a le secret et nous nous joignons tous et toues à elle. Les hommes qui en tant que piliers nous faisaient dos se retournent vers nous. Leur regard sur ce cercle est rempli d’amour. Ils nous diront par la suite combien ils ont été touchés.  Nous n’arrivons pas à nous résoudre à sortir de ce cercle. L’une d’entre nous s’étend sur le sol, bras et jambes écartées et nous suivons toutes ce geste. Placée ainsi en étoile, nous perdons la notion du temps. Enfin, nous revenons dans cette réalité et je vois nos deux guides : Dante et Cero qui se tiennent solennellement debout, cote à cote, chacun étant revêtu de sa cape pour les cérémonies. Les gens de l’Ile se tiennent là avec autant de respect. Enfin, nous ressortons toutes de ce cercle et nous nous lançons dans nos accolades joyeuses et nos partages d’impression. Chacun, chacune est dans l’allégresse. Dans mon ressenti, j’ai la nette impression que ce rituel est fait pour la première fois depuis très très longtemps et qu’en même temps que nous le faisions, il était fait dans les autres dimensions et aussi par des groupes sous terre, créant ainsi une ouverture, une porte dans l'énergie entre le cœur de la terre et les dimensions cosmiques au niveau du principe féminin. Nous ne savons pas comment cela s,est produit, mais quand nous montons tous à bord du bateau, il est 11h.10, tel qu’entendu.

Laissant la Bolivie, nous revenons ensuite au Pérou. L’île d’Amantani est notre dernière étape. 

AMANTANI

C’est une petite île à l'énergie extrêmement légère et fabuleuse où nous faisons l'expérience de la vie chez l'habitant. C’est à la fois un moment de joie, de festivité, de plaisir et un moment très intense. Là nous grimpons jusqu'à 4,200 mètres, où la vue sur l'île et le Lac est absolument grandiose. Encore une fois nous sommes accompagnés de deux chamanes. Dans le froid, la pluie et le vent, nous faisons un rituel dans le temple de la déesse, juste en face du temple du soleil, de l'autre côté de l'Île, à leur façon traditionnelle de faire. Enfin e lendemain matin, avant de quitter cette petite Ile très inspirante, Petra propose un rituel de l'eau au cours duquel nous versons dans le lac Titicaca les eaux de nos cérémonies de la semaine précédente. Emmanuel en avait confié à Petra et chacun en versant cette eau a émis un souhaite pou notre Terre. Ce fut encore un moment à fait magique. Nous rentrons pour passer une dernière suit sur Puno. Notre avion pour le retour sur Lima est le lendemain matin.

DÉPART

Donc, la dernière journée, nous nous rendons en autobus prendre l'avion pour revenir vers Lima, non sans nous arrêter une dernière fois. C’est dans un tout petit temple que se déroule notre ultime cérémonie, une cérémonie pour remercier la terre du Pérou de son accueil et de sa permission de nous avoir laissé faire tout ce travail et réalisé toutes ces rencontres. Encore une fois, nous repérons un lieu qui s’avère être le lieu de cérémonie lié à cet endroit. Nous nous plaçons en cercle dans cet espace rond et c’est étonnant de voir comment nous occupons parfaitement cet espace. Il est convenu que Michel et Anick lisent une prière de remerciement. Elle est magnifique cette prière. Soudain, alors que je suis debout à la porte Nord, un grand vent arrive par derrière moi, va tourbillonner en plein centre de notre cercle où se trouve encore un autre cercle d’un mètre de diamètre tracé sur le sol, avant de sortir par la porte Sud. Tout le monde est époustouflé. Notre guide nous confirme que c’est la signature des Apus apposée sur la conclusion de notre voyage. L’intensité est telle que neuf de nos joueurs s’écroulent étourdies, le cœur chaviré ou la tête douloureuse. À la fin de cette prière, nous nous retrouvons tous en soutien à l’un ou l’autre d’entre nous qui est tombé. Alors que je m’occupe d’Hélène qui à dû s’asseoir à coté de moi, je regarde ce qui se passe dans ce cercle, cela me laisse une étrange impression. Nous ne comprenons pas ce qui vient de se passer.

Tout est terminé, c’est notre dernier midi, et George, le propriétaire du Kontiki Tour et de notre hôtel à Puno, a fait envoyer une équipe pour nous rejoindre et nous servir un superbe pique-nique couvert de parasols, au bord d'un petit lac jouxtant ce temple. Nous sommes tous plus ou moins méditatif de cette dernière expérience. C'est une de mes dernières visions de ce groupe hors du commun et de ce véritable voyage initiatique.

Le lendemain, ces 22 femmes, 7 hommes et notre petit ange, venant de huit pays différents rentrent chez eux.

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